What happens in Marseille … 15

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Bon alors, ça ressemble à quoi un enterrement de vie de jeune fille, finalement ? Bah je sais pas trop en fait les copains … Tout ce que je sais par contre, c’est que tu mets une semaine à t’en remettre !

Donc après avoir failli dérouler une mandale légendaire à l’autre connasse de l’aéroport, on était assez en forme pour ruiner le vol vers Marseille. Du genre que les autres passagers n’ont pas eu l’occasion de fermer ne serait-ce qu’une paupière. Ok, ça faisait grave blondes écervelées en chaleur, mais si le ridicule tuait, ça se serait depuis le temps, non ?!

D’ailleurs du ridicule, on en a bouffé. Surtout le premier soir, quand on est allées dans un … karaoké. Oui copain, un karaoké. C’est-à-dire que c’était, à notre sens, une des meilleures façons de se taper la te-hon sans passer par la case déguisement et autres gages débiles. Sache que c’était pour moi un dépucelage en bonne et due forme : au début ça fait mal, mais au bout d’un moment, on s’habitue et on commence (presque) à aimer ça.

Naïvement, je pensais que dans les karaokés tout le monde était sur la même longueur d’ondes, qu’on était là pour rigoler, s’amuser et s’auto-afficher. Grossière erreur les copains, grossière erreur ! Je sais pas toi, mais tous les ans quand je regarde la Nouvelle Star, je m’étonne du nombre de participants qui ne décroit pas malgré les années. Bah en fait, ce week-end, j’ai compris pourquoi. C’est-à-dire que la France est bourrée d’apprentis chanteurs qui rêvent d’une carrière à la Amel Bent (lève le poing). Et quand ils ne passent pas les castings de la Nouvelle Star et bah ils sont dans les karaokés !

Donc nous, on se pointe au Coco Bongo pour chanter des conneries et s’égosiller jusqu’à plus voix à chaque nouveau morceau et le reste du bar, soit une trentaine de personnes, est là pour jouer sa vie, montrer aux autres tout son talent, kiffer la vibe grave, quoi ! Et vas-y que je te chante du Céline Dion comme si on était au stade de France et qu’on était acclamé par la foule en délire ; et je te dis pas les gueules qu’ils tapaient quand on venait ruiner leurs prestations avec nos voix de casseroles beurrées ! Enfin bon, tout ça pour te dire que c’était drôlement rigolo mais que finalement, les plus ridicules, c’était pas forcément nous.

Alors qu’est-ce qu’on a fait d’autre ? C’est simple, le reste du week-end s’est résumé à la fête, au soleil, à la picole et à la plage. Le kiffe, quoi.

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Fin de nuit sur la corniche, j’ai mal aux cheveux (mais y’a du Mistral, c’est pour ça)

Pour le reste, ce qui s’est passé à Marseille reste à Marseille …

Comment ça, c’est vachement moins glamour qu’à Las Vegas ?! Bon bah ça va hein, pas la peine de la ramener !

Merci encore à mes copines marseillaises pour leurs conseils et leurs bons plans !