L’esprit de Noël (enfin presque) 11
Alors les marrons chauds, c’était comment de fêter Jésus cette année ?! Perso, ça ressemblait plus à une catastrophe nucléaire qu’à un compte de fée. Déjà, j’étais chez Tata et Tonton prout-prout-de-mon-cul, ceux qui vivent dans un 200 m² dans le 8ème, avec des moulures sur les plafonds et une entrée de service pour Esperanza. T’imagines bien qu’avec les « putain » et les « merde » qui ponctuent chacune de mes phrases, j’étais déjà mal barrée ! Ensuite, je me suis complètement plantée pour le cadeau de mes parents. L’air con, je te le fais pas dire, surtout quand ils essayent de le refourguer à ma cousine pendant toute la soirée. Classe. Et bien sûr, mon frère est parti sans me rembourser sa part alors que je me suis farcis SEULE les magasins bondés (bon mais ça, c’est tous les ans pareil, je devrais avoir l’habitude).
Je te passe l’ambiance pourrie du repas où mon coloc’ ne desserre pas les dents tellement il se fait chier et les réflexions à deux balles du genre « je ne comprends vraiment pas comment on peut aimer Phuket. C’est le haut lieu de la prostitution mondiale, tout de même !« , ou encore celles qui te rappellent à quel point tu es bête et bien inférieure aux autres. Sans compter les on-dit que tu apprends dans la voiture en rentrant, sur ce que machin à dit sur ta gueule quand tu débarrassais ou sur ce que truc pense (en mal bien sûr) de ta situation professionnelle alors que tu étais partie pisser. L’idée même d’en parler en ta présence est bien sûr complètement impensable. Ça serait moins fun, faut dire.
Ajoute à ça un chapon sec comme la steppe du désert de Gobi et une bûche dégueulasse à 135 boules, et tu obtiens une soirée de réveillon d’enfer ! Oui les gros, on peut le dire, j’ai grave kiffé ma race.
Bon, mais trêve de bavardages inutiles, car j’imagine que ça doit être presque pareil dans toutes les familles (non ?!). Parlons un peu chiffons, ça faisait longtemps.








