Prendre l’avion, ou comment ruiner à tout jamais sa crédibilité blogosphérique 19

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Ce week-end, donc, j’étais invitée à découvrir la région toulousaine et ses trésors, avec une dizaine d’autres blogueurs.

Certes, je connaissais une bonne partie des autres convives. De là à dire que c’est une raison pour se ridiculiser, faut pas pousser.

T’ai-je déjà parlé de ma phobie pour l’avion et de mon éternelle souffrance du tympan gauche ? Ah, oui, on dirait bien …

C’est-à-dire que quand j’ai su qu’on devait prendre l’avion pour aller à Toulouse, alors que l’autre volcan au nom imprononçable crachait encore ses cendres, j’ai un peu pâli. Et quand la veille du départ je me suis tapée une sinusite carabinée, j’ai carrément paniqué. « T’inquiète, qu’elles m’ont dit les copines pour me rassurer, l’avion c’est le moyen de transport le plus safe du monde« . Mouais, c’est aussi celui où quand il y a un accident, t’as quand même le moins de chance d’en sortir vivant, mais bon … Je les ai laissé causer, les cagoles. L’espace d’un instant elles se croyaient intelligentes. C’était un peu leur moment de gloire, tu vois.

Alors tu me connais, jusqu’au moment du décollage, j’ai fait ma maligne histoire de montrer au monde entier que même pas peur, je suis une grande fille. Entre galéjades et blagues pourries sur BHL, croisé dans la salle d’embarquement, on peut dire qu’on a bien rigolé. Sauf que dès que l’avion s’est mis à rouler, c’était plus vraiment l’ambiance colonie de vacances, vois-tu. J’ai d’abord commencé par ruiner le bras de Natachatte. Son bras était si violet, qu’on se demande encore aujourd’hui si va pas falloir qu’on lui ampute, c’est dire. Bien sûr, ensuite, j’ai pleuré d’angoisse, histoire de me taper un peu plus la te-hon devant les collègues.

Mais le pire copain, c’est qu’au bout d’1/2 heure de vol, quand l’avion a commencé à amorcer sa descente vers Blagnac, mes tympans se sont littéralement mis à exploser dans le dedans de mes oreilles. Pourtant, ce n’est pas comme si je n’avais pas l’habitude. Mais je n’avais pas eu aussi mal depuis l’été 92, sur un vol Paris-Marseille, au cours duquel j’avais carrément fait une otite barométrique. Et vendredi dernier, j’ai morflé les gars. Et vas-y que je me balançais dans tous les sens (comme si ça allait arranger les choses, d’ailleurs), que je poussais des petits cris de douleur, que je pleurais de souffrance, que je tapais des pieds … J’ai même fini avec des oreilles de Mickey. Késako ? Tu sais, les gobelets en plastique avec du coton imbibé d’eau chaude dedans… La classe, quoi. Heureusement, personne n’a osé shooter ce moment de grande solitude.

Je te dis pas la gueule que j’avais en posant les pieds sur le sol toulousain !

Rien ne me réconforte plus aujourd’hui que de me dire que le ridicule ne tue pas. En tout cas, il a sévèrement entaché ma réput’ blogosphérique, je te dis pas !

On reviens bientôt avec du Toulouse, de la bouffe, du lol et du grandiose …