A corps perdu

Je n’ai jamais eu de problème de poids. Les régimes, le corps qui joue au yoyo, les bourrelets façon Sharpeï quand on s’assoie ? Connais pas…

(Avant d’aller plus loin dans la lecture de ce billet, je vous remercie de laisser les choses dans leur contexte et de ne pas dévier sur des thématiques du genre « minceur ne veut pas dire beauté » ou encore « gros et bien dans sa peau » – Ce n’est pas le sujet et très honnêtement je m’en tape pas mal si tu fais du 46, que tu kiffes manger des cupcakes toute la journée et que ça ne t’empêche pas de mettre des mini-jupes. Grand bien t’en fasse.)

J’ai longtemps fait partie de ces nanas qui peuvent bouffer ce qu’elles veulent sans prendre un gramme et garder une silhouette affinée sans faire le moindre effort. D’aucuns diront que c’est une chance et je partage leur avis. Non pas que je voue un culte quelconque à la minceur, mais principalement parce que j’ai toujours adoré les bons gueuletons. Et ne pas avoir à se priver niveau bouffe, je reste persuadée que c’est une chance.

Oh, bien sûr j’avais pris quelques kilos (6 pour être honnête) après avoir arrêté de fumer, mais je suis tout naturellement revenue à mon poids « de croisière » en bougeant plus. Oui bon, en commençant aussi un boulot un poil plus stressant, je l’avoue.

Sauf que depuis quelques mois, les choses ne sont plus tout à fait pareilles. Mon corps mute littéralement, un peu comme s’il me disait « tu t’es fait plaisir pendant 30 ans, maintenant tu vas en chier cocotte ! » Force est de constater que la belle époque est révolue les gars : la balance oscille sensiblement les semaines où je mange n’importe comment et je vois s’installer quelques rondeurs au niveau du ventre, des hanches et des fesses (pas dans les seins, tu penses, ça serait trop facile). Des rondeurs qui bien sûr ne s’en vont pas aussi vite qu’elles sont arrivées. Non. Elles s’accrochent, les bougresses. Elles sont bien, elles ont envie de rester là et tu sens que pour les virer, va falloir y aller à coup de piolet (ou de bistouri-aspirateur) !

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Beetlejuice

Prenez un jean enduit comme on en trouve un peu partout depuis 2 ans, un top qui n’a rien de spécial en soi si ce n’est des rayures à la Beetlejuince et une veste rouge en jersey tout ce qui a de plus banale, et vous obtiendrez un look qui a un succès fou que je ne m’explique toujours pas !

Alors ok, ce jean est juste une tuerie tellement il donne l’impression que mes jambes sont longues à l’infini et skinny comme jamais. J’avoue, ce top a un je ne sais quoi qui le rend hyper sexy. D’accord, cette veste est canonissime si on la compare à la modique somme qu’elle m’a couté (genre 30 €).

Quoi qu’il en soit, c’est sans prétention aucune que je vous avoue avoir eu moult compliments avec cette tenue pourtant tout ce qu’il y a de plus classique. Je ne pigerais définitivement jamais rien à la mode moi…

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Les bonus du vendredi #fail

On a tous un collègue rigolo qui a toujours dans sa manche LA petite blague lolilol qui saura te détendre les jours où tu es à deux doigts de tuer tout ton entourage professionnel, ou LA petite phrase assassine qui va bien quand il s’agit de tailler un costard aux gens bizarres du bureau d’à côté.

Mon collègue rigolo à moi, il fait encore mieux : il envoie des mails dits « bonus du vendredi ©« . Alors kesako les bonus du vendredi mes chatons ? En gros, ce sont des mails qui contiennent des images, des sites ou des vidéos illustrant le meilleur du pire de ce qu’on peut (en l’occurrence le collègue rigolo) trouver sur le net. Bon, le collègue rigolo n’a rien inventé je te l’accorde, mais ça a au moins le mérite de détendre une atmosphère parfois plus tendue qu’un string. Et puis entre nous, je préfère largement ces échanges plutôt que de regarder ce gros débile de Morandini.

Alors on rigole on rigole, mais bien évidemment les bonus du vendredi ont quelques travers. En effet, comme on ne sait jamais vraiment à quoi s’attendre et que le collègue rigolo n’a peur de rien, il vaut mieux prendre quelques précautions avant d’ouvrir ses mails. D’abord, il faut s’assurer que l’environnement est bien « safe », entendez par-là que les autres occupants de l’open space doivent être plongés corps et âme dans leurs occupations du moment, de sorte que personne ne se dissipe et regarde vers votre poste, ou alors être absents du bureau. Choisissez d’ailleurs de préférence la deuxième option.

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En attendant…

Je sais pas toi, mais perso je suis plutôt le cul entre deux pantalons niveau moderie en ce moment. C’est-à-dire que je suis tentée par à peu près tout ce que je vois dans les magasins et que les nouvelles collections me font sacrément de l’œil. Et pourtant, alors que j’attends patiemment mon tour pour payer le contenu de mes bras chargés de nouvelles nippes, je me surprends à tout reposer en rayon (non je déconne, la vérité je pose tout en vrac sur le premier présentoir venu) et à repartir complètement bredouille.

Devenons-nous en conclure que l’âge de raison a pointé le bout de son nez les gars ? C’est vrai quoi, ai-je vraiment besoin MAINTENANT de toutes ces robes légères et autres nus-pieds ? Définitivement non, vous en conviendrez. Alors d’aucuns diront que je pourrais quand même les acheter en prévision des beaux jours qui arriveront sans doute un jour, mais il n’y a rien à faire, je me suis rendue compte que je fonctionne vraiment à l’instant. Entendez par là que je suis incapable d’anticiper mes tenues automnales lorsque que je flâne encore en maillot de bain sur la plage ou de craquer pour une paire de sandales alors qu’il fait 10 degrés dehors.

Tout ça pour vous dire que mes tenues sont encore à l’image du temps qu’il fait : déprimantes. Voici donc un look total raccord avec le célèbre adage « en avril ne te découvre pas d’un fil », mais aussi avec ce que j’adore porter en hiver : un gros pull en laine pour un avoir un peu chaud, une jupe en cuir pour faire croire qu’on est réchauffée des fesses, des bottes hyper confort parce que bon quand même faut pas déconner et un truc bling-bling pour le fun. Par contre pour les cernes, je ne sais pas de quoi tu parles, vraiment…

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