La clé du bonheur 20

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Vous savez les nouilles, j’ai toujours eu du mal avec les dépressifs. Sérieux, les gens qui se plaignent constamment, qui pleurent parce que leur patron ne les a pas calculés ce matin ou qui pensent être maudits tout ça parce que y’avait plus de Chocapic au Franprix, ça te fatigue pas toi ? J’en peux plus d’entendre leurs sempiternelles rengaines sur leur vie misérable à 40 k€ par an et d’essuyer leurs larmes de crocodile causées par  Michel, un mec rencontré sur Meetic.

Oui je sais, je ne suis pas un modèle de tolérance. Mais je t’arrête tout de suite des fois que tu crois vraiment que je sois dénuée de cœur : je comprends la douleur et la souffrance. Mais les vraies, celles causées par des événements ou des situations difficiles. Et quand je vois certaines personnes de mon entourage qui arrivent à faire face très dignement à des tragédies de la vie, je comprends encore moins que d’autres se laissent littéralement couler pour des broutilles.

Bien sûr, la souffrance nous appartient en propre et quelque chose de complètement insignifiant pour quelqu’un peut être un véritable cauchemar pour d’autres. Je ne dis pas non plus qu’il est facile de remonter la pente, je ne le sais que trop bien. Je suis consciente qu’il faut passer par beaucoup d’étapes avant de se remettre d’un drame ou d’une situation traumatisante. Mais bordel, un jour on se sort les doigts du cul et on avance, non ?!

Bref, tout ça pour te dire qu’28 ans j’ai enfin compris que la recette du bonheur était constituée de pleins de petits moments de vie et que finalement, il en faut peu pour être heureux (copyright : Baloo, mon idole) : une clé magique, une amitié vraie, un texto en apparence insignifiant mais lourd de sens, des envies partagées, un couscous entre amis, une famille qui s’agrandit, des scones aux raisins secs, les rayons du soleil sur mon bureau, un petit mot sur du papier rose. Bref, le bonheur quoi !

Par contre, je pense au suicide rapport à l’état de mes cheveux fourchus !