Se fâcher tout rouge (mais j’ai un coup de soleil, c’est pour ça) 20

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Alors les gros, c’était comment ce week-end de folie ? Oh la la, j’en ai des choses à te raconter copain, tu sais ? Mais avant de te coller un roman-photo dont tu te fous totalement, laisse-moi copier ma copine Faustine et gueuler un bon coup !

C’est-à-dire que Faustine et moi, on en a fait des choses en commun ce week-end : on est parties dans le sud pour un enterrement, on a fait la fête, on a pris le soleil, on s’est affichées, mais surtout on n’est pas contentes à cause de quelques connards qui font rien que nous gâcher la vie ! Elle, elle râle contre la SNCF, et moi ça sera contre le personnel de sécurité, mais non moins dénué de cerveau, dans les aéroports.

Que je t’explique …

C’est-à-dire que la future mariée n’était au courant de rien. Ni du week-end, ni de la destination, ni des activités, de rien quoi. Donc quand on est allées la chercher vendredi matin à 6h30 pétantes devant son domicile fixe (on avait aussi prévu la location de voiture jusque Orly), on avait tout prévu avec les copines pour faire durer le suspense : yeux bandés et écouteurs d’iPod à fond, vissés dans les oreilles. Une fois arrivées à Orly, on a néanmoins été obligées de lui débander les yeux, contrôle de sécurité et vérification d’identité obligent.

A l’enregistrement, tout va bien. On explique la situation aux hôtesses au sol et elles, amusées, compréhensives, elles ont joué gentiment le jeu. Arrive le moment d’embarquer. On se dirige donc vers le barrage de sécurité, là où on vérifie tes papiers, tes sacs et les semelles de tes chaussures. Je m’approche gentiment de la femme qui s’occupe de notre ligne et lui explique la situation lorsqu’elle me demande nos cartes d’embarquement. Tu vas voir, c’est comique :

Elle : « Vos cartes d’embarquement s’il vous plaît mesdemoiselles« 

Moi, sur le ton de la confidence : « La jeune fille avec moi ne connaît pas notre destination. C’est une surprise à l’occasion de son enterrement de vie de jeune fille. Il faudrait donc que vous évitiez les gaffes sur la destination de nos billets » – Je renforce tout ça d’un clin d’oeil, histoire de.

Elle, m’arrachant des mains mes cartes d’embarquement : « D’accord …« 

Elle, toujours, après avoir scanné nos cartes d’embarquement : « Vous allez bien à Marseille, c’est ça ?« 

Elle gueule et en plus, elle sourie la conne ! Bon alors je sais que je suis dans un aéroport, que je dois faire attention à la manière dont je m’adresse au personnel au sol, mais là, je suis grave vénère et je n’ai qu’une envie, me jetter au cou de cette grosse connasse !

Je lui demande si elle se fout de ma gueule. Elle me dit qu’elle ne comprend pas ce que je lui dis. Je lui demande alors si elle est conne. Elle n’est pas contente, elle appelle son chef pour lui dire que c’est inadmissible qu’elle se fasse insulter. Je continue de m’énerver dans mon coin mais avance néanmoins pour ne pas perdre de temps. Il ne manquerait plus qu’à cause de toutes ces conneries, je rate mon avion. Et bien sûr, une fois passé le portique qui fait bip, j’ai eu le droit à une fouille en bonne et due forme. Un peu comme pour me dire « ah ah ! Tu fais moins la maligne là ! Faut pas nous chercher, nous autres le personnel de Securitas de l’aéroport d’Orly Ouest, sinon on peut ruiner ta vie !«  Mais bande de connards ouais !

Voilà donc pourquoi on m’a traité comme une criminelle, à me fouiller le corps et mes 2 bagages à mains, pendant près de 10 minutes. Gros moment de solitude mais grosse envie d’y retourner pour leur casser la gueule aussi. Putain, mais comme quoi l’abus de pouvoir c’est un truc de fou. Parce que je te jure que si ces abrutis n’avaient pas eu droit de vie ou de mort sur mon avion, je pense que je me serais fâchée bien plus rouge encore.