Le secret des filles 10
C’est bien beau de faire genre qu’on porte des baskets de modasse, mais la vérité les gros c’est que j’ai trop mal aux pieds pour porter autre chose en ce moment. C’est-à-dire que les premiers jours de printemps sont pour moi un vrai calvaire pédestre, et ce depuis des années !
Je m’explique : dès que les beaux jours arrivent avec leur lot de températures adoucies et d’escarpins sortis du placard, sonne enfin l’heure pour moi où j’envoie valser les chaussettes/soquettes/collants/(mi)bas et consorts ultra-glam’. Mais c’est également l’heure d’un supplice terrible, j’ai nommé l’ampoule. Car voyez-vous les gros, ces salopes d’ampoules ont décidé de fêter le printemps avec moi chaque année et donc de bourgeonner un peu partout sur mes talons. De la grosse à la microscopique, en passant par les gonflées et les « sèches », elles s’installent pendant les premiers mois du printemps jusqu’à ce que, ô miracle, mes pieds redeviennent vierges de toute boursouflures disgracieuses et de douleurs atroces. Car arrêtons la langue de bois les gros : qu’est-ce qui est plus douloureux sur terre qu’une ampoule, sa race ?!
Même s’il reste entier, je dois vivre avec ce mystère et reste donc prévoyante contre ce mal récurrent. Du coup, j’ai pris des parts chez Compeed et j’ai d’ailleurs semé des boites vertes un peu partout autour de moi (sac à main, bureau, voiture, planquées derrière les chiottes, dans la poche arrière du jean de mon mec, …). Sauf que malgré tout, rien n’y fait. Tiens, par exemple un exemple : lorsque que j’ai enfilé ma nouvelle paire de shoes Lady Gaga like en rentrant des US, j’avais pas fait 30 mètres que deux pétasses avaient déjà pointé le bout de leur nez sur mes petons ! En plus d’avoir niqué mon bronzage si durement acquis au niveau de l’intérieur du talon, j’ai marché comme une handicapée toute la journée. Paye ta touche : des pompes avec des pics partout couplées d’une blondasse qui marche chelou, je te dis pas comment mon niveau de crédibilité en a pris un coup !











