Agonie 17

hopital

Les gros. Des fois on est comme qui dirait plein de bonnes volontés, poil au nez. On se dit alors qu’on sera vraiment back sur la bloguerie et qu’on racontera quotidiennement des blagues à ses copains virtuels, histoire de les faire marrer bien sûr mais sans oublier d’augmenter son page rank et de booster son SEO, des fois qu’on ait des envies de vacances au bout du monde sponsorisées.

Jusqu’au jour où, alors que tu es en train de passer sous filtre rose bonbec’ la photo qui viendra illustrer ton article du jour, une petite douleur dans le bas de ton ventre s’installe. Au début tu te dis que c’est pas bien grave, ça doit être tes règles qui se pointent en avance étant donné que tu prends ta pilule aussi régulièrement qu’un train Corail (jamais ?!). Et puis quelques minutes après, tu ressens une douleur dans le dos, derrière les côtes. Tu pestes contre ton matelas qui a le même âge que ta grand-mère et contre ton ostéo qui ne peut pas te prendre en rendez-vous avant octobre 2013 !

Au bout de 5 minutes, les deux douleurs se sont rejointes pour ne former qu’un seul et même mal, qui paralyse tout le côté droit de ton tronc. Tu as envie de pisser. Ça brûle. Tu te tords de douleur. Tu hurles. Il est 17h, tu es bien évidemment au travail, tu te tapes l’affiche de ta vie dans l’open-space. Tes cris de détresse ont bien sûr rameuté l’intégralité de l’étage et quelques collègues ont même appelé leurs copines de la compta pour assister à cette vision d’horreur.

Tu voudrais mourir. Mourir pour ne plus avoir mal et mourir pour ne plus jamais avoir à croiser le regards de ces gens.

Dommage, tu n’auras que 3 jours d’arrêt de travail !

En attendant les gros, voilà que j’ai des calculs plein les reins et que je suis (légalement) bourrée d’opiacés.

Un jour, promis, ce blog reprendra une activité normale.

Adieu.